Mon fils, ma bataille
10 000 mètres
Bateau toujours
Lipstick Plychrome
Je ne suis pas un héros
Détournement
La vie ne m'apprend rien
Allez hop
Mort d'un robot
Un autre monde
Après "Le chanteur", qui reste le titre phare depuis deux ans, Daniel Balavoine connait un nouveau réel succès avec les deux chansons choc de ce 33 tours : "Mon fils, ma bataille" et "Je ne suis pas un héros". La nouvelle décennie s'ouvre avec un Daniel plus mûr, décidé à passer sérieusement à l'offensive sans pour autant renier ses débuts. La pochette annonce la couleur, si l'on peut dire, puisqu'elle est en noir et blanc. Stylisée, chic et sobre, plus grave, elle nous montre Daniel Balavoine appareil photo en main, prêt à saisir quelques clichés. Chacune de ses chansons est en effet un "roman-photos", un morceau de vie intimiste, enrichi par des petits riens qui apparaissent sous un jour singulier. Par exemple, qui aurait pu penser qu'un bâton de rouge à lèvres insignifiant puisse devenir le lien universel, suave et sensuel, nuancé d'une teinte jazz-rock bien léchée que décrit "Lypstick Polychrome" ? Mais la vie a aussi ses excès. Elle peut pousser au "Détournement"...
Avec cet album Daniel se permet tout. Il libère ses désirs. Il parle de ce dont il a envie, avec un soin méticuleux pour les arrangements. Alors, accompagnons-le dans sa course ; "ces 10 000 mètres" dans lesquels il ne faut pas se faire dépasser. "Allez hop", remuons-nous pour amélorier notre sort. Le dynamisme des percussions devrait nous y aider. Percussions que l'on retrouve d'ailleurs dans "Mort d'un robot". Daniel Balavoine chercherait-il de nouveaux sons, de nouveaux climats ? Les synthés, qui résonnent comme des balises interstellaires aux confins de l'espace bleu marine où vogue "Bateau toujours", tendraient à le prouver.
Michel Berger fait partie de ce voyage où les multiples possibilités sont déclinées par vers singuliers. Une écriture dépouillée que l'on ne connaissait pas encore. Les claviers, qui deviennent un élément indispensable de la composition chez Daniel Balavoine, se fondent également parfaitement dans le constat d'impuissance qu'est "La vie ne m'apprend rien".
Même dans le créneau populaire rien n'est laissé au hasard. La conviction avec laquelle il interprète "Mon fils, ma bataille" va conférer à ce sujet délicat une autre dimension : celle du succès. Ce qui n'est pas pour plaire à tout le monde. Tant pis. C'est en renouant avec son thème fétiche qu'il remporte l'adhésion de tous. En démythifiant le personnage du chanteur, qui n'est pas un héros, il est confirmé comme l'un des chefs de file de la jeune chanson française. Bien involontairement, puisqu'il avait écrit ce texte pour Johnny Hallyday. Caprice du destin qui met en avant l'un des atouts incontestables de Daniel Balavoine : cet art d'être toujours sincère, même si la vérité est cruelle, tout en restant positif. Il ne veut pas faire pleurer dans les chaumières. Au contraire, sa vitalité, transmise à coups de formules lapidaires, tels des slogans dédiés à la vie, est le leitmotiv de sa création.
Malgré tout, quelque chose se termine avec cet album. L'instrumental final "Un autre monde" défile comme un générique. Il exprime à lui seul l'évasion, l'envie d'autre chose, ailleurs. Une page est en train de se tourner.
10 000 mètres
Bateau toujours
Lipstick Plychrome
Je ne suis pas un héros
Détournement
La vie ne m'apprend rien
Allez hop
Mort d'un robot
Un autre monde
Après "Le chanteur", qui reste le titre phare depuis deux ans, Daniel Balavoine connait un nouveau réel succès avec les deux chansons choc de ce 33 tours : "Mon fils, ma bataille" et "Je ne suis pas un héros". La nouvelle décennie s'ouvre avec un Daniel plus mûr, décidé à passer sérieusement à l'offensive sans pour autant renier ses débuts. La pochette annonce la couleur, si l'on peut dire, puisqu'elle est en noir et blanc. Stylisée, chic et sobre, plus grave, elle nous montre Daniel Balavoine appareil photo en main, prêt à saisir quelques clichés. Chacune de ses chansons est en effet un "roman-photos", un morceau de vie intimiste, enrichi par des petits riens qui apparaissent sous un jour singulier. Par exemple, qui aurait pu penser qu'un bâton de rouge à lèvres insignifiant puisse devenir le lien universel, suave et sensuel, nuancé d'une teinte jazz-rock bien léchée que décrit "Lypstick Polychrome" ? Mais la vie a aussi ses excès. Elle peut pousser au "Détournement"...
Avec cet album Daniel se permet tout. Il libère ses désirs. Il parle de ce dont il a envie, avec un soin méticuleux pour les arrangements. Alors, accompagnons-le dans sa course ; "ces 10 000 mètres" dans lesquels il ne faut pas se faire dépasser. "Allez hop", remuons-nous pour amélorier notre sort. Le dynamisme des percussions devrait nous y aider. Percussions que l'on retrouve d'ailleurs dans "Mort d'un robot". Daniel Balavoine chercherait-il de nouveaux sons, de nouveaux climats ? Les synthés, qui résonnent comme des balises interstellaires aux confins de l'espace bleu marine où vogue "Bateau toujours", tendraient à le prouver.
Michel Berger fait partie de ce voyage où les multiples possibilités sont déclinées par vers singuliers. Une écriture dépouillée que l'on ne connaissait pas encore. Les claviers, qui deviennent un élément indispensable de la composition chez Daniel Balavoine, se fondent également parfaitement dans le constat d'impuissance qu'est "La vie ne m'apprend rien".
Même dans le créneau populaire rien n'est laissé au hasard. La conviction avec laquelle il interprète "Mon fils, ma bataille" va conférer à ce sujet délicat une autre dimension : celle du succès. Ce qui n'est pas pour plaire à tout le monde. Tant pis. C'est en renouant avec son thème fétiche qu'il remporte l'adhésion de tous. En démythifiant le personnage du chanteur, qui n'est pas un héros, il est confirmé comme l'un des chefs de file de la jeune chanson française. Bien involontairement, puisqu'il avait écrit ce texte pour Johnny Hallyday. Caprice du destin qui met en avant l'un des atouts incontestables de Daniel Balavoine : cet art d'être toujours sincère, même si la vérité est cruelle, tout en restant positif. Il ne veut pas faire pleurer dans les chaumières. Au contraire, sa vitalité, transmise à coups de formules lapidaires, tels des slogans dédiés à la vie, est le leitmotiv de sa création.
Malgré tout, quelque chose se termine avec cet album. L'instrumental final "Un autre monde" défile comme un générique. Il exprime à lui seul l'évasion, l'envie d'autre chose, ailleurs. Une page est en train de se tourner.